Alors que les travaux de nettoyage à son domicile avaient été menés comme prévu, notre membre demanda à l’employée missionnée s’il lui était également possible d’enlever des stickers de sécurité appliqués sur des tiroirs de cuisine et destinés à empêcher les enfants de les ouvrir. La dame s’exécuta bien volontiers. Hélas, lesdits autocollants opposèrent une résistance inattendue et l’opération, mené au couteau, se solda par des dégâts significatifs au niveau des meubles en question.
Selon l’entreprise de nettoyage, son assurance n’interviendra pas car les sinistres doivent avoir été causés pendant l’exécution des tâches d’agents et dans le cadre de leur travail. Or, précise-t-elle, l’opération consistant à enlever les autocollants a été réalisée en présence du client et ne fait pas partie des fonctions habituelles de nettoyage, dont la nature serait de plus définie sur leur site internet. Un geste commercial modeste est proposé mais non proportionnel au dommage.
Notre point de vue dans cette affaire est communiqué à la partie adverse. Nous soutenons que les conditions dont il est fait état n’ont pas été rappelées par l’employée avant le « décollage ». Cette dernière a consciemment accepté le travail supplémentaire sans exprimer de quelconques doutes quant à sa faisabilité et sans faire savoir au client qu’une tâche dépassant le champ de ses services entrainerait une perte de couverture par l’assurance du professionnel. De même, contrairement à ce qui a été affirmé, le client n’a pas assisté la salariée fautive pendant les actes imprudents.
Nous concluons en requérant la prise en charge des frais de remplacement des 14 tiroirs concernés, en précisant que notre membre serait disposé à s’en occuper personnellement, épargnant ainsi à l’entreprise les frais de main d’œuvre. In fine, notre intervention a permis de remettre en cause la position du professionnel et de parvenir au remplacement de 14 éléments.