Précédemment à notre entrée en scène dans cette affaire, le membre préjudicié avait déjà réclamé à plusieurs reprises auprès du professionnel qui lui avait fourni un véhicule équipé de pneus d’été avant plus que suspects. Trois courriels et deux courriers recommandés envoyés à la partie adverse s’étaient soldés par une unique réponse lapidaire, presque aussi lisse que les pneus mis en cause. La raison du refus : « Vous avez reçu les pneus été en cadeau » ! Le client a aussitôt balayé cet argument d’un revers de la main en indiquant à juste titre que le prix payé de la voiture incluait bel et bien les pneus d’été et ceux d’hiver et que l’on ne peut donc en aucuns cas parler de cadeau.
Lors du montage des pneus d’hiver par une tierce entreprise en novembre 2024, celle-ci fit remarquer à notre membre que les deux pneus d’été avant installés sur ce véhicule, réceptionné deux mois auparavant, étaient anormalement usés et ne répondaient pas aux critères de sécurité minimum exigés par la règlementation en vigueur. Le professionnel s’était évidemment bien gardé de mentionner une telle dégradation dans le contrat de vente ou lors de la remise du véhicule. Nous avons remémoré ses devoirs au marchand dont celui impliquant la vente d’un bien conforme au contrat et à l’usage habituellement attendu, ce qui au vu de l’état des pneus n’était pas le cas. Le manquement à son obligation, pouvant de ce fait compromettre la sécurité de conduite, était-on ne peut plus évident. Comme notre membre, nous avons dû nous y reprendre à plusieurs reprises pour que le professionnel daigne, au terme d’efforts incessants, rembourser le montant équivalent à deux pneus d’été que le client avait dû racheter ailleurs devant la nonchalance de la partie venderesse.